Comme tout le monde, j’ai un jour commencé à méditer. Comme tout le monde, j’ai un jour été débutant dans la méditation, et je continue à me considérer comme un éternel débutant, même aujourd’hui. Dans les séances d’information que je donne avant de suivre le programme MBSR, on me demande souvent pourquoi j’ai commencé à méditer, et comment… Je me suis cette fois prêté au jeu de l’interview pour y répondre.

 <<Je continue à me considérer comme un éternel débutant, même aujourd’hui.>>

« J’ai commencé très tôt, à l‘adolescence »

« J’ai commencé à méditer vers mes 15 ans… Il faut dire que je baignais dans une ambiance propice à la maison : des livres de développement spirituel et personnel traînaient sur les tables, le centre tibétain de Huy était sur notre route, un collègue de ma mère, psychanalyste, avait traduit des enseignements de Carl Jung… C’est d’ailleurs lui qui m’a initié à une forme de méditation : les « outils du cœur ». C’est par cette voie-là que je suis entré sur le long chemin de la méditation. Alors, pourquoi j’ai commencé ? …

« Je recherchais comment apaiser un mal-être profond »

« Adolescent, je ne me sentais vraiment pas bien, je n’étais pas en paix avec moi-même. J’avais une personnalité spécifique, on peut dire hypersensible, et la confrontation au monde était un choc permanent. Je me posais plein de questions. J’étais en réaction, réfractaire, je me réfugiais dans des assuétudes … Bref, une adolescence anxieuse, angoissée, sur fond de rébellion. J’ai voulu chercher à un moment l’apaisement ailleurs, et je me suis tourné vers la méditation ».

« Je cherchais aussi à me sentir LIBRE ! »

« J’ai donc commencé les séances de méditation autour du cœur. Mais je lisais beaucoup aussi. À l’époque, j’étais très intéressé par l’histoire de Bouddha, et par toute sa philosophie axée sur la libération de toute forme d’attachement. Ça m’avait beaucoup parlé. Et cela faisait déjà écho à une de mes valeurs fondamentales, que j’ai creusée par la suite : la liberté.

Se libérer de toute forme d’attachement, se libérer du matériel, n’avoir besoin de rien d’autre que soi, que ce que l’on a est une grande forme de liberté. Être libre, c’est en effet la base de mon bonheur, c’est ce qui me « drive ». Voilà pourquoi je suis indépendant aussi, et pourquoi le surf est une autre grande passion. 

J’ai donc cherché dans la méditation à me libérer de l’attachement, à aller vers plus de liberté. Mais j’ai un peu trop ‘’cherché’’. »

« Comme tout le monde, je faisais des erreurs de parcours »

« J’étais motivé à méditer pour atteindre l’état de bodhisattva. J’étais persuadé que l’éveil était un but à atteindre, et que seule la perfection de la pratique m’y amènerait. Je suis parti sur les traces de Bouddha en Inde. J’ai essayé plusieurs voies et traditions bouddhistes, mais sans jamais parvenir à m’ancrer dans l’une d’elles ou à pratiquer fréquemment. J’étais trop dans la volonté.

À une autre époque, je m’étais attaché à rechercher aussi à atteindre un état de bien-être dans ma vie… Mais s’attacher à un état, c’est une autre forme d’attachement. Et c’est là que la MBSR m’a vraiment fait aller un pas plus loin : aller vers le vrai lâcher-prise, accepter, s’accommoder aux expériences de la vie dans tous les aspects de la vie, que ce soit agréable ou désagréable. »

<< Paradoxalement, c’est en ne voulant pas atteindre un état de bien-être qu’on y parvient. On ne peut pas contrôler le flow de la vie. Le mieux est de faire comme les surfeurs : ils surfent sur la vague telle qu’elle se déploie, parfois grande parfois petite, imprévisible…>>

« Pourquoi un jour je me suis tourné vers la MBSR »

« À un certain moment de ma vie, j’ai ressenti l’appel pour transmettre la méditation. Mais je cherchais une approche laïque, pratique, proche de tout un chacun, une approche plus concrète et scientifique, sans notions floues, abstraites. J’ai lu sur l’approche Mindfulness Based Stress Reduction conçue par Jon Kabat-Zinn, et j’ai senti que c’était juste pour moi. Cette pratique soutenue en plus par le monde médical me promettait de nouvelles découvertes. Je me suis donc tout d’abord et comme tout débutant inscrit au programme MBSR de 8 semaines… » 

« C’est avec la MBSR que j’ai vraiment installé ma pratique… »

Alors que ça faisait longtemps que je méditais, j’ai vraiment abordé ces 8 semaines avec l’esprit du débutant. Et j’y ai trouvé ce que je cherchais. Je me suis retrouvé dans un groupe de personnes mues par la même envie, des personnes authentiques et sans masque. Et j’ai surtout trouvé les outils qui m’ont donné l’élan de méditer quotidiennement.

Après ces 8 semaines, ma pratique était ancrée, je méditais réellement chaque jour. Ma pratique était enrichie de nombreux outils complémentaires. Mon intuition a été bonne, c’est cette belle pratique que je souhaitais désormais enseigner ! »

 

Pour approfondir le sujet, d’autres articles en lien :

Mes idées pour installer un environnement propice à la méditation : « Méditer quotidiennement ? Plus facile à dire qu’à faire ! »

Mon rituel quotidien ? Il est ici : « Comment je médite chaque jour »

 

Cet article, comme les autres articles publiés sur ce blog, a pour objectif de vous informer sur le fonctionnement ou les bénéfices de la pleine conscience. N’hésitez pas à les parcourir pour en apprendre plus. Toutefois, en matière de pleine conscience, l’expérience est la meilleure porte vers la connaissance. C’est pourquoi je propose régulièrement de petites séances d’informations émaillées d’exercices pratiques. Vous trouverez ici le calendrier des prochaines séances. Au plaisir de vous y rencontrer et d’échanger avec vous.

 

Share This